L’Art contemporain s’invite en cabinet

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L’Atlas – Sans titre, 2012 Technique mixte sur toile

L’Art contemporain s’invite en cabinet

Constituer une collection d’œuvres d’art n’est plus exclusivement réservé aux grandes entreprises du CAC 40, et non seulement les petites entreprises se lancent, mais aussi les praticiens. Si une œuvre installée en cabinet ou en clinique peut être vecteur d’image de marque et de communication, l’Art contemporain est surtout une nouvelle source d’investissement et de création de patrimoine.
Fine Art Invest, savant mélange d’expérience dans le domaine des arts et d’expertise en finance et gestion de patrimoine, accompagne les entreprises, professions libérales et particuliers dans cette démarche d’acquisition d’œuvres d’Art contemporain et tout au long du processus d’investissement. Son fondateur, Eric DULONG, répond à nos questions.

Pourquoi investir dans l’Art Contemporain ? A-t-il plus d’influence et de poids en termes d’investissement économique aujourd’hui ?

L’Art Contemporain est très attractif. Son marché représente au niveau mondial et selon le dernier rapport Artprice, un produit de ventes atteignant 1.5 milliards de dollars et sa croissance est spectaculaire sur le long terme, avec une hausse de 1 370 % depuis 2000. En Europe, le marché est majoritairement soutenu par la Grande Bretagne avec un volume de vente atteignant environ 400 millions de dollars, le marché français représente quant à lui un peu plus de 10 % du volume de nos voisins britanniques avec un volume très stable, affichant une progression régulière et constante.

Au regard des données macro et micro-économiques, le marché de l’Art s’affirme depuis 18 ans comme une valeur refuge face aux crises économiques et financières, avec des rendements conséquents et récurrents. Alors que les banques centrales appliquent des taux négatifs détruisant littéralement l’épargne des populations, le marché de l’Art affiche une santé insolente avec une progression de 1 370 % des recettes annuelles enregistrées sur le seul segment de l’Art contemporain en 16 ans. En résulte une solide progression linéaire de la valeur moyenne d’une œuvre de 115 %, ce qui correspondant à un rendement annuel moyen de + 4.9 %. Or, celui-ci grimpe jusqu’à 9% pour les œuvres achetées plus de 20 000 dollars.

Nous avons donc un rôle à jouer et un bel avenir devant nous.

La défiscalisation par le biais d’investissements dans le monde artistique est un concept assez tendance chez nos voisins anglo-saxons. C’est très peu le cas en France.
Pensez-vous que ce soit une question de Culture et de Culture d’entreprise ?

Effectivement, l’investissement dans l’Art est assez répandu depuis de longues années chez nos voisins Britanniques, mais également chez les Allemands. Ce marché s’ouvre en France et la volonté de Fine Art Invest est donc de démocratiser l’intégration de l’Art dans les entreprises de type TPE, PME, PMI et ETI, en financiarisant ledit Art.
Cette démarche permet aussi aux entreprises de communiquer différemment et de donner une image dynamique et résolument moderne, ouverte à la culture.
Je suis convaincu que d’ici quelques années, la culture d’entreprise sera bien développée par ces apports et que nous aurons quelque peu comblé l’avance prise par nos voisins. Cependant, le terme de « Défiscalisation » est galvaudé et nous préférons parler de leviers économiques et fiscaux, bien plus proches de la réalité et en parfaite adéquation avec notre schéma de travail.

Philippe Pasqua - Vanité au papillon, 2009 Sculpture en résine et 6 papillons naturalisés

Philippe Pasqua – Vanité au papillon, 2009
Sculpture en résine et 6 papillons naturalisés

Afin de donner goût aux praticiens qui nous lisent, quels seraient les avantages fiscaux et économiques qui découleraient d’un tel investissement ?

Nous faisons de l’ingénierie financière adossée principalement à l’art contemporain, cela signifie que nous permettons l’optimisation de l’impôt société, et parce que chaque entreprise est unique, nous proposons une solution personnalisée et adaptée.
Usuellement, lorsqu’une entreprise investit dans l’Art, elle le fait en payant au comptant son investissement et bénéficie en retour de l’avantage mécénat et de sa règle de 5 ‰. Les entreprises acquièrent des œuvres originales d’artistes vivants et les inscrivent à un compte d’actif immobilisé. Elles peuvent déduire du résultat imposable de l’exercice d’acquisition et des quatre années suivantes, par fractions égales, une somme égale au prix d’acquisition, la déduction ainsi effectuée au titre de chaque exercice ne pouvant excéder la limite de 0,5°/°° du chiffre d’affaires, minorée des versements effectués par ailleurs au titre du mécénat d’entreprise.

Mais il est également possible d’utiliser un schéma de crédit-bail avec des montages pertinents, sur mesure, respectant les règles des bons usages. Les loyers payés au titre du contrat de location longue durée, crédit-bail ou LOA, seront déductibles des recettes de l’entreprise et permettront, en tant que charge, de diminuer le résultat imposable et de ce fait, de réaliser une économie d’impôt sur les sociétés (soit 33,33% des loyers si elle est soumise à ce taux évidemment).
Les deux taux (d’un côté 5 ‰ et de l’autre 33.33%) sont très loin l’un de l’autre, le chef d’entreprise pourra donc constater là où se situe son intérêt.Pour les particuliers, il ne faut pas oublier que l’Art dans un patrimoine offre une somme très importante d’avantages fiscaux, notamment sur l’ISF et les droits de succession.

NOE-TWO-Elephantus

Noé Two – Elephantus, 2014 Sérigraphie rehaussée à l’acrylique  sur papier vélin d’arches

Donc, lorsqu’un chef d’entreprise évoque avec vous son envie « de dynamiser son image et de diversifier son patrimoine » quel est votre rôle d’accompagnement ? 

Notre rôle consiste avant toute chose, de faire une radiographie précise de la situation de notre client, des limites financières qu’il souhaite fixer et de la finalité, tant dans la fonction de l’image de son entreprise et sa quête finale, que dans son objectif patrimonial.
Une fois tout ceci abordé, nous réalisons alors une projection financière personnalisée, un choix de support pertinent et le montage adéquat permettant d’attendre l’objectif fixé, en toute transparence. Si nous sommes d’accord, alors Fine Art Invest mettra tout en place pour le compte du client, en lui offrant tous les services, garanties, assurance, et s’il le souhaite, des services de vernissage, conceptualisation de communication digitale ou encore service d’attaché de presse.

Par ailleurs, il est important de préciser qu’ARTCif, filiale réglementée de Fine Art Invest, détient l’ensemble des agréments nécessaires à l’élaboration de ces montages, projections et propositions, en étant enregistré à l’ORIAS en qualité de Conseil en Investissement Financier, intermédiaire en opération de banques et d’assurances, membre de la CNCIF, agréée par l’Autorité des Marchés Financiers.

Concrètement, pensez-vous que la présence d’œuvres d’Art dans les cliniques ou cabinets et plus généralement dans les entreprises, puisse influencer les patients, clients ?

Nous nous souvenons tous de nos visites dans les entreprises majeures qui arborent dans leurs locaux des œuvres d’art. L’image qui en découle reste gravée dans nos mémoires. Notre volonté est que nos clients bénéficient de la même image auprès de leurs patients, salariés, fournisseurs et partenaires. « L’Art fait parler et rapproche les gens. », il y a tant à dire face à une belle œuvre. C’est un véritable moyen de communication permettant de développer des images de marque fortes.

L’Art conserve une part affective forte et un plaisir visuel indéniable qui démarque l’entreprise qui sait en faire usage.

Fine Art Invest, fondée par Eric Dulong, est acteur sur le Marché de l’Art Contemporain opérant pour le compte d’entreprises, professions libérales et particuliers, en vue de créer une collection d’œuvres d’art et accompagne ceux-ci tout au long de ce processus d’investissement.

Author: Body Language

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