La chirurgie esthétique intime

La chirurgie esthétique intime de plus en plus populaire chez les adolescentes

Une étude révèle que 35% des demandes de renseignement sur la chirurgie esthétique intime, faites auprès de médecins généralistes, concernent des patientes de moins de 18 ans.

Cette enquête, une première mondiale, publiée dans le British Medical Journal, a révélé que plus de la moitié des médecins généralistes au Royaume-Uni ont reçu des femmes demandant une chirurgie esthétique génitale féminine (CEGF) et que 97% d’entre eux ont été interrogés sur la normalité génitale, par des patientes de tous âges, ce qui révèle une préoccupation croissante chez les femmes.
À ce jour, cette étude est la plus importante à avoir examiné les connaissances, les attitudes et la pratique des médecins généralistes dans ce domaine, relativement peu exploré.
Dans l’ensemble, 75% des médecins généralistes ont déclaré que leurs connaissances en CEGF étaient insuffisantes. Parmi ceux ayant reçu des demandes de patientes sur la CEGF, près de la moitié ont indiqué qu’ils n’avaient pas une connaissance suffisante des risques associés aux procédures et 35% ont reçu des demandes de jeunes filles de moins de 18 ans.
Selon The Guardian, Dr Magdalena Simonis du département de médecine générale de l’Université de Melbourne, l’auteur principal de l’étude, a décidé de conduire cette enquête, après avoir remarqué l’augmentation des demandes émanant de ses propres patientes, sur la labioplastie.
Cette enquête australienne visant les médecins généralistes, a été menée en ligne sur une période de 10 semaines, autour d’un séminaire sur la santé des femmes, tenu à Perth en 2015.
Près de la moitié des médecins généralistes estiment que les femmes doivent être conseillées avant de faire appel à une CEGF. Une majorité des médecins soupçonnent leurs patientes demandant une CEGF de souffrir de troubles psychologiques comme la dépression, l’anxiété, les difficultés relationnelles ou de la dysmorphophobie corporelle.
L’étude a conclu que les médecins reçoivent des femmes de tous âges, dont la préoccupation de leur anatomie génitale est souvent liée à des pathologies mentales et qu’il est nécessaire d’améliorer l’éducation des médecins généralistes afin de soutenir pleinement leurs patientes.

Author: Body Language

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