Epidémie de mélanome

Epidémie de mélanome

Avec un taux de cancer de la peau ayant plus que quadruplé ces quarante dernières années, l’information et la mise en place d’une stratégie de prévention quotidienne peuvent aider à ralentir la propagation du mélanome malin, écrivent les Docteurs Thorn FELDT et Mervyn PATTERSON.

À tout juste seize ans CB, une étoile montante de la course à pieds, se rend en Californie avec ses grands-parents pour les vacances, puis un jour, alors qu’elle plonge dans la piscine, son grand-père remarque une étrange petite croûte sombre sur son dos. Ils appellent immédiatement mon cabinet pour prendre rendez-vous et n’hésitent pas une seconde à renvoyer leur petite-fille par avion à plusieurs centaines de kilomètres, afin qu’elle me rencontre.
Cette tâche sombre dans le dos de la jeune fille s’est avéré être un mélanome malin de 0.25mm d’épaisseur. Alors qu’elle est une jeune et prometteuse athlète au plein de sa forme et titulaire d’une bourse universitaire avant que le diagnostic ne tombe, CB mourra avant son 18ème anniversaire d’un mélanome métastatique, après deux procédures chirurgicales extensives et une chimiothérapie.
En 2010 au Royaume-Uni, environ 12 800 personnes ont été diagnostiquées avec un mélanome malin et 2209 décès directement liés à ce cancer ont été recensés en 2011.
Si le mélanome est le cinquième cancer le plus courant au Royaume-Uni, il n’arrive qu’en 18ème position dans les décès dus au cancer, montrant qu’il existe cependant de bonnes chances de survie à cette maladie.

Taux d’incidence du Mélanome
Les taux ont plus que quadruplé depuis le milieu des années 70. L’âge des personnes touchées diffère un peu des autres cancers, son incidence étant relativement élevée chez les jeunes, mais 45% des cas de mélanome malin sont encore diagnostiqués chez les plus de 65 ans.
Les taux d’incidence de son apparition à l’âge standard chez les hommes européens, sont sensiblement plus élevés au Pays de Galles qu’en Angleterre, en Ecosse ou en Irlande du Nord, cette variation géographique ne concernant pas les femmes.
L’incidence du mélanome malin au Royaume-Uni est fortement inversement proportionnelle à la précarité. Il s’agit de l’un des rares cancers pour lequel les taux d’incidence sont plus bas chez les hommes et femmes les plus pauvres, montrant une nette diminution des taux d’incidence en allant des moins pauvres, aux plus démunis. Le risque de développer un mélanome malin est de 1 pour 55 chez les hommes et de 1 pour 56 chez les femmes. Le taux de mortalité pour 100 000 est de 2.9% au Pays de Galles, 2.6% en Angleterre, 2.4% en Ecosse et 2% en Irlande du Nord.
Les chances de survie, quant à elles, tendent vers une amélioration – en Angleterre, le taux de survie au mélanome malin au-delà de 5 ans est passé chez les hommes, de 46% au début des années 70, à 84% entre 2005 et 2009 et chez les femmes, elles sont respectivement passées de 60% à 92%. En revanche, si l’on constate la présence de ganglions lymphatiques et si l’épaisseur du mélanome malin dépasse 4.0mm, le taux de survie après 5 ans retombe à 40%.
Le taux de mortalité chez les peaux foncées est 250% plus élevé que chez les caucasiens, car 70% de leurs lésions touchent les paumes des mains, les plantes des pieds, les organes génitaux et les muqueuses. Lorsqu’un mélanome malin se trouve sur ces zones, il aura tendance à métastaser plus facilement, même si l’épaisseur de la lésion est relativement modeste.
Lorsque les mélanomes malins sont découverts sur une peau caucasienne ou blanche, 12% ont déjà métastasé sur d’autres parties du corps, quand chez les afro-américains ce chiffre monte à 26.4% et 17.6% chez les latino-américains. Néanmoins, seuls 0.5% des mélanomes malins touchent les afro-américains, et 3.1% les latino-américains.
Un tiers de ceux qui ont survécu à un mélanome malin diagnostiqué, développeront un second cancer, dont un autre mélanome dans un cas sur cinq parmi ces survivants.
Ces cancers secondaires, peuvent être plus virulents, incluant lymphome, cancer du sein, thyroïde, cellules basales et carcinomes cellulaires squameux.
Chacun des 11 principaux facteurs de risque liés au mélanome malin, en augmente le risque de développement d’au moins 200%. Le principal de ces facteurs augmente quant à lui le risque de mélanome malin de 1000% et le risque de récidive du mélanome est 6.5 fois plus élevé chez un individu l’ayant déjà contracté. Les autres facteurs de risque incluent les peau claires (Fitzpatrick I), les cheveux roux et les yeux clairs, un historique de cancer de la peau d’un autre type et des antécédents familiaux de mélanome. Si un individu a subi dans son enfance au moins deux coups de soleil sévères entraînant cloquage et brûlures ou s’il a déjà fait usage de cabine de bronzage, même une seule fois, le risque de mélanome malin est doublé.

La règle ABCDE du mélanome

La règle ABCDE du mélanome

Grains de beauté
Il existe un lien direct entre le mélanome malin et les nævi (grains de beauté) qui sont une croissance des cellules pigmentaires. Présenter au moins un nævus atypique ou dysplasique et jusqu’à cinq, multiplie par 3,8 les risques de développer un mélanome malin, mais de six à plus, le risque est multiplié par 6,3. Lorsque l’on présente au moins 25 nævi, même normaux, les risques se multiplient par 4,4 et au-dessus de 100 nævi, le risque est multiplié par 9,8.
Il a été constaté au microscope que 22 à 55% des mélanomes malins présentent des cellules de nævi, indiquant qu’ils apparaissent souvent dans ces derniers. Le grain de beauté est donc l’un des principaux marqueurs présentant le risque de se transformer en mélanome malin.
Les rayons UVB invisibles provoquent des carcinomes basocellulaires et squameux bénins, les UVA quant à eux, provoquent non seulement le vieillissement de la peau et l’apparition de rides, mais supprime également l’immunité protectrice de celle-ci, encourageant l’apparition de tous les types de cancers de la peau, en particulier le mélanome malin.
Les UVB et UVA sont directement liés aux dommages de l’ADN et aux mutations cellulaires, avant même l’apparition de rougeurs (érythème) ou du moindre bronzage.
Il est fondamental de comprendre qu’une peau bronzée est une peau endommagée, en d’autres termes, il n’existe pas de bronzage sans danger.
Un sondage conduit auprès de 100 vacanciers de bord de mer choisis au hasard durant l’été 2007, a démontré que 87% d’entre eux savent que le cancer de la peau, mélanome malin compris, est directement lié au bronzage, pourtant, l’étude montre également que pour 81% des personnes interrogées, une peau bronzée est plus belle qu’une peau claire.
L’étude “ The Sun Exposure and Teen Study” menée en 2008 par l’American Academy of Dermatology, a montré que 63% des adolescents se trouvent plus beaux lorsqu’ils sont bronzés, un tiers d’entre eux affirmant toujours utiliser des protections solaires, mais pratiquement le même nombre d’entre eux déclarant ne jamais en faire usage.
Pourtant, l’application d’un écran solaire n’est pas uniquement recommandée lors de longues journées d’été très ensoleillées, car les rayons UVA passent au travers des nuages et des fenêtres, ils se reflètent sur le macadam, le béton, l’herbe et la neige, et ce, du lever au coucher du soleil, tous les jours de l’année.

Les cabines de bronzage
Les cabines de bronzage ou banc solaires, surnommés “cancer en boîte” aux États-Unis, sont considérés comme la nouvelle nicotine, l’Organisation Mondiale de la Santé et le US Department of Health désignant les UVA et UVB comme cancérogènes avérés, au même titre que la que la fumée de tabac.
Les propriétaires de salon de bronzage sont à 71% des femmes âgées, de 16 à 29 ans et c’est environ 1/5 des Américaines qui a déjà fait usage de bancs solaires, 1/3 d’entre elles affirmant le faire pour soigner anxiété et dépression. Aussi, environ 1/3 des gens utilisant des cabines de bronzage développent une addiction psychologique au bronzage, la majorité d’entre eux souffrant de véritables symptômes de manque lorsqu’ils cessent de se brunir la peau.
Dans mon cabinet, seuls 20% environ des utilisateurs de cabines de bronzage diagnostiqués avec un mélanome malin, cesseront d’en faire usage à l’avenir.
L’industrie des salons de bronzage se targue d’utiliser des rayons moins nocifs, mais rappelons une nouvelle fois que tout bronzage représente un dommage pour la peau.
En 2003, une étude a publié des résultats selon lesquels 95% des sujets interrogés avaient reçu bien plus que la dose de rayons UV recommandée, les cabines de bronzage exposant ainsi les usagers à des doses allant jusqu’à 4 fois la quantité d’UVA et 2 fois celle d’UVB, constatées lors d’une exposition comparable à la lumière du soleil. Nous ne sentons pas les rayons des UVA sur notre peau, mais ils contribuent énormément au vieillissement cutané et au développement de cancer. Ils empêchent les cellules de Langerhans de jouer leur rôle de surveillance des cellules endommagées, afin de les détruire à l’aide des globules blancs, avant qu’elles n’aient pu se transformer en cellules cancéreuses.
Les longueurs d’onde des UV endommagent aussi la barrière protectrice de la peau, alors même que les UVL et la lumière visible la stimulent afin d’accroître sa protection en l’épaississant, ces dernières étant absentes sous une lampe de bronzage.
Le tableau ci-contre liste les 8 nouveaux critères de diagnostic du mélanome malin, ceux-ci se présentant dans 90% des cas, particulièrement efficaces pour faire un diagnostic précoce de mélanome de petite taille, offrant les meilleures chances de guérison. Le précédent système “ABCDE” parvenait à établir un diagnostic du mélanome malin dans 2/3 des cas, mais un grand nombre d’entre eux étaient déjà à des stades avancés.
Le dermascope est la nouvelle arme du dermatologue dans la grande bataille contre le Mélanome. Ce microscope à polarisation transversale portatif, augmente de 82% les chances de découvrir ces cancers et leurs signes avant-coureurs, pour un utilisateur aguerri et formé.

Avec un taux de cancer de la peau ayant plus que quadruplé ces quarante dernières années, l’information et la mise en place d’une stratégie de prévention quotidienne peuvent aider à ralentir la propagation du mélanome malin, écrivent les Docteurs Thorn FELDT et Mervyn PATTERSON.La Prévention
Il existe 4 composants fondamentaux pour l’établissement d’une stratégie de prévention du mélanome malin efficace, à commencer par l’utilisation quotidienne d’une protection solaire type crème protectrice, toute aussi importante que de se brosser les dents. Il a été prouvé que l’utilisation d’un SPF 30 ou supérieur, réduit le nombre de mélanome malin, pré mélanome, nævi dysplasiques, kératose actinique et carcinome squameux.
Les hommes de plus de 60 ans sont ceux qui utilisent le moins d’écrans solaires, présentant par conséquent, le plus grand nombre de mélanome malin, alors même que dans cette population le taux de mélanome augmente si vite, qu’un homme de cet âge diagnostiqué avec un mélanome malin à la tête ou au cou, voit doubler ses risques d’en mourir par rapport à un homme d’une autre génération. Toutes les couleurs de peau et quelle que soit l’origine ethnique, devraient utiliser une protection solaire. Evidemment, les phototypes plus sombres présentent un moindre risque de développer un cancer, mais lorsque le mélanome malin est découvert sur ce type de peau, il est souvent à un stade déjà plus avancé que lorsqu’on le découvre sur une peau claire, induisant un taux de mortalité 2,5 fois plus élevé.
L’intensité d’une protection solaire se mesure grâce à l’indice SPF pour les UVB et au UPF pour les UVA. Le SPF est un multiple du temps dont les UVB ont besoin pour provoquer une réaction cutanée de type érythème. Par exemple, si un individu présente une rougeur visible après 5 minutes d’exposition sans protection, alors un SPF 50 lui procurera 50 x 5 minutes de protection, soit 250 minutes à chaque application. Le SPF n’est pas un pourcentage de blocage des rayons du soleil. L’UPF quant à lui, est mesuré grâce à un système allant d’une à 4 étoiles, basé sur de multiples critères incluant un prolongement du temps qu’il faut à la peau pour brunir, ainsi que le blocage partiel ou intense des longueurs d’ondes des rayons du soleil.
Selon la US Federal Drug Administration (FDA), une protection solaire est à “large spectre” si elle présente au moins un SPF 30 combiné à un UPF d’au moins 3 étoiles. Seuls 4 ingrédients sont approuvés par la FDA dans cette appellation “à large spectre” : L’oxyde de zinc, le dioxyde de titane, l’Avobenzone et le Mexoryl SX, disponibles partout dans le monde.
Une étude clinique publiée en 2011 a montré qu’au moins six ou plus des ingrédients anti-inflammatoires ou antioxydants ajoutés aux protections solaires sur le marché augmentent effectivement la photoprotection, alors qu’un à 3 des ingrédients antioxydants n’apportent aucune amélioration.

Application
Il est important de garder à l’esprit que la quantité de produit appliqué est proportionnellement liée à l’indice de protection SPF. Cela signifie que la quantité de produit SPF16 généralement appliquée par un individu, prodigue un degré de protection de 2, tandis que la même simulation avec un SPF 33, voit le degré de protection monter à 4,4. Il est donc préférable d’utiliser une protection SPF 50 ou plus, qui contient de multiples ingrédients aux propriétés anti-inflammatoires. Les crèmes solaires conservant leur degré de protection après 80 minutes d’immersion sont considérés comme waterproof, et l’utilisation régulière d’un SPF 30 ou plus, diminue le risque de développement de kératose actinique, de nævi atypiques et de carcinome squameux. Pour une protection optimale, il est conseillé partout dans le monde par les organisations de dermatologues, d’appliquer une protection solaire deux fois le matin, sur une peau propre, fraîche et sèche et d’attendre au moins trente minutes entre chaque application et trente autres avant toute exposition.
La protection solaire est toujours la dernière étape avant de procéder au maquillage du teint, mais doit être appliquée après un soin réparateur de la barrière cutanée, car les ingrédients contenus dans la protection solaire se lient au stratum corneum, ce qui est empêché si la sudation de l’un a déjà commencé. Porter du maquillage contenant un SPF ne prodigue pas réellement une protection adéquate, mais ajoute néanmoins une couche protectrice supplémentaire.

Barrière protectrice de la peau
La seconde arme contre le mélanome malin est une fonction barrière cutanée fonctionnelle et en bonne santé. Les deux anomalies cutanées majeures réputées conduire au développement d’un cancer de la peau, aux signes de vieillissement visibles et à de nombreuses autres maladies courantes de la peau sont :
Les fonctions protectrices du stratum corneum, endommagées par une sècheresse cutanée excessive, le froid, le vent ; les peaux claires, sensibles ; ou en cas de de rhume des foins et/ou d’asthme.
L’activation d’inflammations chroniques dues à l’exposition à des polluants, des produits de soins exfoliants trop agressifs et à des conservateurs.
Une peau véritablement saine se caractérise par un fonctionnement optimal de la barrière cutanée et sans inflammation chronique. Une barrière saine est nécessaire pour optimiser le mécanisme de défense de l’épiderme. Lorsque la peau est endommagée, comme suite au bronzage ou à un coup de soleil, la première réaction de la peau après l’apparition d’un érythème, est d’accélérer la synthèse de 3 groupes d’huiles (lipides) définis, afin de restaurer la perméabilité de la barrière cutanée. Ces 3 lipides physiologiques essentiels comprennent le cholestérol, les acides gras libres et les céramides. La seconde étape dans ce processus de réparation cutanée est l’accélération de la prolifération de cellules épidermiques. Les peelings et la microdermabrasion accélèrant ce renouvellement cellulaire.
La troisième ligne de défense contre le Mélanome malin est une association de différentes consignes à suivre, comme porter des vêtements et chapeaux couvrants, des lunettes de soleil aux verres bloquant les UV et porter des vêtement traités SPF. Le maquillage minéral apporte aussi une protection supplémentaire contre le soleil, comme le font certaines lessives contenant des additifs protecteurs.
La quatrième et dernière ligne de défense compte un régime alimentaire sain, contenant des aliments aux propriétés anti-inflammatoires, limité en graisses et sucres, composé d’au moins 6 fruits et légumes par jour, de poissons gras régulièrement et d’aliments aux vertus photoprotectrices. Le thé vert, la grenade, les pépins de raisin et le chocolat contenant plus de 75% de cacao (excluant donc le chocolat blanc et au lait) sont très bénéfiques. Les compléments photoprotecteurs sont par exemple le “Golden Fern” (polydium leucotomos), Quercétine et Mélatonine. Les professionnels de la peau sont souvent questionnés sur les autobronzants et leurs agents actifs. Ces options ne fournissent qu’une protection minimale, leurs ingrédients actifs ne produisant une valeur SPF qu’autour de 2. Le dyhydroxyacétone est sans danger tant qu’il n’est pas inhalé dans les poumons, il faut donc éviter les cabines de douches autobronzantes fermées.

Education
Il est loin d’être inutile d’informer vos patients au sujet du mélanome malin, car il a été maintes fois prouvées, que l’information et la prévention ont un véritable impact.
Une étude a été menée à ce sujet, à Dallas et Houston au Texas, auprès de 210 collégiens et lycéens âgés de 12 à 18 ans, afin de tester leur connaissances générales au sujet de l’exposition au soleil et du mélanome.
Après le premier test, les étudiants se sont vus remettre la liste des réponses justes, toutes accompagnées d’explication détaillées. Les participants se sont ensuite soumis à un second test afin de mesurer les effets des informations communiquées en amont sur leurs futurs comportements en matière d’exposition au soleil.
Ce second test a démontré que les étudiants âgés de 12 à 15 ans étaient les plus disposés à modifier leur attitude après avoir été informés au sujet des cancers de la peau, prévention contre le mélanome malin comprise.
Les professionnels de la santé cutanée sont engagés dans une bataille “à la vie à la mort” auprès de leurs patients, contre ce fléau qu’est le mélanome malin.
En Australie, le pays présentant le plus haut taux de mélanome malin par habitant, il a été démontré que l’éducation et la prévention peuvent ralentir l’incidence grandissante de ce tueur daltonien.
Nous devons saisir cette opportunité d’éduquer notre patientèle au sujet des dangers liés au soleil et de l’importance capitale de protéger leur peau, grâce au 4 lignes de défense, et ce quotidiennement. En sus, nous devons essayer de faire passer le message selon lequel une peau pâle, bien plus qu’une peau bronzée, est un signe de bonne santé.

Dr Carl R. Thornfeldt est Dermatologue et Chercheur depuis plus de 30 ans, à l’origine de 22 brevets déposés aux États-Unis, CEO et fondateur de Episciences, Inc. Il est auteur de plus de 40 publications scientifiques et co-auteur sur de nombreux ouvrages en cosmétologie, systèmes de délivrance, produits naturels et nouveaux traitements dermatologiques.
Dr Mervyn Patterson est Médecin au Royaume-Uni, spécialisé en esthétique depuis le début des années 2000, l’un des pionniers en Europe et considéré comme l’un des 10 meilleurs médecins esthétiques d’Angleterre. Il possède plusieurs cliniques et médi-spa au Royaume-Uni.

Publié dans Body Language N12

Author: Body Language

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