VisualDx

BL 3 OUTIL illustration

Un nouvel outil aide les médecins à diagnostiquer les affections cutanées

Un dispositif informatique améliore la précision des diagnostics à l’aide d’une banque de photographies.

Une vaste étude menée par des chercheurs de l’école de médecine Perelman à l’université de Pennsylvanie a montré que le logiciel de diagnostic VisualDx aide les médecins à évaluer les affections cutanées sans faire appel à un dermatologue.

Selon l’étude, publiée en ligne dans la revue Diagnosis, le taux de consultations dermatologiques est resté le même durant les 18 premiers mois de son utilisation à l’hôpital de l’université de Pennsylvanie, contrairement aux 12 mois précédents.

Les générateurs de diagnostic différentiel à l’aide d’une banque de photographies visent à améliorer la précision des diagnostics et à réduire le nombre d’erreurs de diagnostic, susceptibles d’engendrer de sérieux problèmes. La section dédiée aux affections cutanées permet aux médecins de saisir des informations telles que le type et la localisation d’une éruption cutanée, ainsi des symptômes tels que des douleurs ou des démangeaisons.

L’outil génère alors une liste de diagnostics possibles et de photographies issues de la base de données que les médecins peuvent rapidement comparer à leurs cas présents. VisualDx contient 1 300 affections cutanées de l’adulte et l’enfant représentées sur près de 30 000 images.

Le Dr Craig A. Umscheid est l’un des auteurs principaux de l’étude. Il est également professeur adjoint en médecine et en épidémiologie et directeur du Penn Medicine Centre for Evidence-based Practice. Selon lui, « ces outils sont conçus de manière à proposer plusieurs diagnostics possibles. Cela pourrait augmenter le nombre d’analyses et de consultations spécialisées inutiles, ainsi que les coûts et désagréments qui leur sont associés, surtout s’ils sont utilisés par des médecins peu expérimentés ».

« En revanche, si le nombre de consultations dermatologiques diminuait considérablement, cela suggérerait que les internistes, les urgentistes, les généralistes et les pédiatres se fient à l’outil plutôt que de faire appel à un spécialiste lorsqu’ils posent un diagnostic. »

Durant les 18 mois de l’étude, les chercheurs ont observé un nombre médian de 474 sessions VisualDx uniques par mois et par utilisateur. L’accès à l’outil s’est fait principalement par le biais de dispositifs mobiles (35 %) et de dossiers électroniques de patients hospitalisés (34 %).

« Les technologies de ce type sont très prometteuses, mais elles ne peuvent aider les patients que si elles sont réellement exploitées », ajoute le Dr Umscheid. « Les études précédentes consistaient principalement en des simulations, lors desquelles les chercheurs saisissaient des variables d’études de cas dans le logiciel afin d’évaluer rétroactivement la précision du diagnostic proposé. Notre but était en revanche de déterminer si un générateur de diagnostic différentiel tel que VisualDx est utilisé par les prestataires de soins s’il est mis en place dans un hôpital. Nous avons constaté que c’est le cas, le plus souvent via des dispositifs mobiles, et par ceux qui s’occupent de patients hospitalisés. »

Dr John Barbieri, auteur principal de l’étude, ajoute : « Cette technologie peut aider les utilisateurs à vaincre les biais cognitifs tels que le biais de disponibilité, qui incite les médecins à diagnostiquer des affections qu’ils ont vues récemment ou dont ils se rappellent, et non les plus probables. »

 

Author: Body Language

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